C’est
fait depuis hier : un établissement scolaire élémentaire relevant du secteur privé-confessionnel (donc abondé pécuniairement par la commune où il se situe, par les parents, le diocèse
et autres bienfaiteurs ...) est assuré de bénéficier demain de financements communaux des élèves qu’il accueille même si ceux-ci viennent des communes extérieures. Plus exactement et plus
clairement, le texte adopté hier après-midi à l’Assemblée va obliger les communes à financer la scolarité
des élèves inscrits dans les écoles privées situées hors de leur territoire.
En réalité, une loi d’août 2004, inspirée par un Monsieur RAFFARIN fort peu enclin à promouvoir l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire, prévoyait déjà cette disposition mais ne lui attribuait aucun caractère d'obligation. L’auteur de cet amendement, Michel CHARASSE (PS), avait-il alors mis (inconsciemment ?) le petit doigt dans l’engrenage …
Cette fois, c’est fait, va falloir passer à la caisse et imaginer le pire pour les territoires ruraux ! Quand à la mixité sociale absolument nécessaire dans les quartiers défavorisés et les banlieues, là l’Etat... ben il s’asseoit carrément dessus !
Et encore une fois, dans cette affaire, la Droite, pour servir la soupe à ses amis, a passé la Loi presque en catimini.
A l’exception du député UMP Pierre CARDO qui s’est rangé aux côté de la Gauche pour combattre un texte aux conséquences inquiétantes, la majorité essaie encore de mettre à genoux l’Ecole de la République et porter des coups au service public. Je regrette d’ailleurs que notre parlementaire locale n’ait pas eu la même audace et le même courage que son collègue des Yvelines…
L'immobilisme de notre députée godillot ne me surprend guère en la matière, et je t'avoue que c'est le contraire qui m'eut étonné.
Ce qui me surprend, me gêne, me choque c'est le silence assourdissant d'autres responsables politiques dont on eut pu espérer un peu plus d'investissement tout au moins médiatique sur cette question.