Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 22:02

Bien sûr qu’on ne peut qu’être que scandalisé de la nomination probable et future de Jean SARKOZY à la Présidence de l’EPAD. D’ailleurs comment pourrait-il en être autrement ?

Tout républicain (normalement constitué) a en effet mesuré la portée de cet acte peu glorieux initié par un père géniteur aristo-mégalo fût-il Président de la République Française. Ça jacte même dans les rangs de la Droite, c’est dire !

Pour ma part, je laisserai volontiers la tâche de dénoncer cette nomination, véritable dérive « monarchique » à mes camarades de Gauche qui sont bien plus rompus que moi à ce genre d’exercice.

En revanche, je mets en garde d’aucuns d’entre eux qui auraient à cette occasion la langue bien pendue, de se souvenir que le népotisme partisan est tout aussi insupportable que le népotisme familial… Y compris à l’échelon local …


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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 09:25

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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /2009 15:27

J'ai eu pas mal d'échos de mon dernier billet. Je réaffirme encore aujourd’hui ma volonté de ne pas créer de polémiques stériles avec les élus de MAUBEUGE et le Maire en particulier mais, si j’ai relevé une fausse note dans son discours inaugural, c’est parce que tenter de dissimuler la vérité autour de la hausse des impôts locaux (+27% pour la Taxe Foncière, + 5 % pour la Taxe d’habitation) en focalisant les dépenses scolaires, je trouve le procédé assez choquant.

D’ailleurs, si on regarde de près le budget, on constate immédiatement que le produit des contributions (la recette fiscale) qui est en hausse de 16,2% n’a aucun effet sur le budget « éducation » qui reste stable par rapport à l’an dernier. On appelle ça une preuve tangible et incontournable.

Je pense donc (et il n’y aurait aucune honte à ça) qu’au lieu de prononcer des discours alambiqués, teintés de formules parfois démagogiques, il conviendrait de faire preuve de pédagogie en répondant une bonne fois pour toute à cette question : qu’est-ce qui a justifié la hausse brutale et spectaculaire des impôts à MAUBEUGE ? Ça permettrait au moins de lancer les débats …


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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /2009 12:40

Loin de moi l’idée de polémiquer sur la cérémonie de la pose de la première pierre des écoles de l’Epinette car ce fût, comme je l’ai dit précédemment, une fête fort bien réussie.

Mais je souhaiterais à mon tour faire une remarque qui a aussi été rapportée par la presse : dans son discours le Maire de MAUBEUGE, s’érigeant en bon gestionnaire, a rappelé à l’auditoire que la municipalité dépensait chaque année 1500€ par élève. Ce qui représente d’après un calcul très rapide une dépense totale de 8 millions d’€ pour l’ensemble des enfants scolarisés dans les écoles maternelles et élémentaires de la commune. C’est en effet un effort financier important qui doit représenter environ 15% du budget total de la collectivité. Ceci a d’ailleurs été souligné positivement par les magistrats de la Chambre Régionale des Comptes dans leur dernier rapport.

En revanche, là où Rémi PAUVROS a semble-t-il « dérapé », c’est quand il a conclu son propos en associant (volontairement ?) politique éducative  et  politique fiscale.  Autrement dit quand il a fait référence à la hausse (spectaculaire) des impôts locaux pour justifier le financement de ce type d’ouvrage. Là, je dis que c’est limite foutage de g…..

Faudrait tout de même pas (foncièrement) prendre les enfants de MAUBEUGE pour des « impôtsphages » !!!


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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /2009 16:43

Hier a eu lieu la pose de la première pierre de la reconstruction des écoles primaire et maternelle LAMARTINE et BLANCHE NEIGE situées dans le quartier de l’Epinette à MAUBEUGE. Et par les temps qui courent, parce qu’on a davantage l’habitude de voir un peu partout en France des écoles qui ferment, il était important d’assister à cet évènement symbolique qui devient malheureusement rarissime. Et ce ne sont pas la pluie et les trombes d’eau qui se sont invitées au milieu des discours qui ont gâché la fête, nos services municipaux, probablement rompus à dompter la météo capricieuse du moment, avaient astucieusement installé des tonnelles pour que le public venu nombreux reste au sec ! Et pour que tout ce petit monde aille ensuite se retrouver autour du pot de l’amitié pour clore cette belle cérémonie.

Ce qui n’a toutefois pas empêché mon épouse de regretter qu’à cette occasion le Maire n’ait ceint son écharpe tricolore … Un détail que j’ai vainement tenté de lui expliquer mais que voulez-vous, c’est aussi ça être marié à une "hussarde noire" de la République !!!

 

Ci-contre, un petit diaporama de la cérémonie -->

 

 

« BEA » NON GRATA …

Pas de chance pour la responsable de l’agence locale de la Voix du Nord : notre reportrice s’est faite promptement éjecter du parking « VIP » jouxtant le périmètre dédié à la cérémonie. Témoin de la scène (je la suivais en voiture), je peux pourtant vous affirmer qu’il y avait là un maximum de places inoccupées ! Mais répondant aux injonctions du policier municipal en faction, « Béa » (B Fr – Béatrice F … bon vous voyez qui !) n’a pas moufté un mot et s’est dépêchée de déplacer sa voiture de quelques mètres sur le parking… qu’il conviendra désormais d’appeler « parking Voix du Nord » !
Dure, dure, la vie de journaliste …



 


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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /2009 09:14

Ecoles privées : le PS saisit le Conseil constitutionnel

http://www.rue89.com/2009/10/06/ecoles-privees-le-ps-saisit-le-conseil-constitutionnel


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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 09:02

Un portrait signé Ariane Vincent sur le site national du PS (juin 2008).

Michel MOINE : sa ville ne fera pas tapisserie

Il est bien loin le temps où Michel Moine militait aux côtés de Manuel Valls, d’Alain Bauer ou de Stéphane Fuchs au MJS de la fac de Tolbiac.

Vingt années se sont écoulées et aujourd’hui, à 46 ans, le maire d’Aubusson entame son second mandat avec une peur non dissimulée: celle de voir peu à peu son département,la Creuse,et sa ville, Aubusson, « disparaître », «oubliés» par un État qui ne se soucie plus des territoires ruraux.

L’enfant des Yvelines a fait le chemin inverse de ses grands parents qui, en 1933, sont «montés» à Paris, comme beaucoup de maçons de la Creuse, pour mettre leur savoir-faire au service de la transformation de la capitale. Dans sa commune, sous-préfecture de seulement 5 000 âmes et pourtant « capitale mondiale de la tapisserie » comme il aime l’énoncer fièrement, Michel Moine fait de la résistance. Et ce sont justement les techniques, les coutumes, et l’art de vivre de sa région que le maire veut préserver contre vents et marées. Ce malgré les vives attaques que subissent de toutes parts les structures qui permettraient de pérenniser ces valeurs ajoutées, « ce patrimoine ».

Après le tribunal d’instance, c’est aujourd’hui l’École nationale des Arts décoratifs, celle-là même qui forme aux métiers de la tapisserie, qui devra fermer ses portes car jugée trop onéreuse par l’État. Une « honte » pour Michel Moine qui peut parler pendant des heures de la tapisserie que l’illustre plasticien Garouste vient de réaliser pour la mairie d’Aubusson. Si Michel Moine s’investit aujourd’hui pleinement dans la vie de sa commune, il fut pendant presque 20 ans un des piliers du service d’ordre (SO) du PS. « Le passage de militant au SO à celui d’élu a été comme un changement de culture. Je suis passé de l’ombre à la lumière », s’amuse-t-il, remarquant que de nombreux membres du SO franchissent le pas, étant « capables de porter les couleurs du Parti avec conviction, intelligence et réussite ».

Aujourd’hui Michel Moine reste avant tout un militant qui veut éradiquer « le sentiment de souffrance et d’abandon » éprouvé dans les régions rurales. « Les habitants de ma commune ont l’impression que l’État ne s’intéresse plus du tout à eux, et ça, c’est très difficile à vivre. » Alors, sans cesse, le jeune maire se bat pour que le désenclavement ait un sens, alors qu’il faut faire plus de 80kilomètres pour arriver à la première gare qui relie la région à Paris. «À l’heure où la qualité de vie devient un élément majeur pour tous, ce n’est pas le moment de laisser tomber les plus belles provinces ».Un cri dans le désert ?


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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 12:18

Lorsque j’ai eu écho de cette reconnaissance internationale, j’ai bien évidemment appelé immédiatement le Maire de la commune, Vice-président du Conseil Général de CREUSE, mon ami Michel MOINE pour le féliciter tant je connais son attachement indéfectible et son engagement incommensurable en faveur de cet art . Et croyez bien que cet adjectif n’est pas du tout excessif, mon épouse et moi en avons encore eu la preuve cet été …

Mais au-delà de cette récompense bien légitime que Michel partage avec d’autres et en particulier avec le Président LOZACH que j’ai eu aussi le plaisir de rencontrer en juillet, c’est un encouragement fantastique pour le chantier qu’il met actuellement en œuvre à AUBUSSON avec différents partenaires institutionnels : la Cité Internationale de la Tapisserie.

Je vous invite d’ailleurs à cliquer sur ce lien pour visualiser son intervention sur le plateau de France 3 LIMOUSIN

http://www.kewego.fr/video/iLyROoafIvXS.html
Mais avant de clore cette note culturelle, je poserai volontiers une petite devinette un plus locale que les initiés n’auront aucun mal à trouver :

2 hommes (2 frères) ont chacun énormément compté pour les villes de MAUBEUGE et d’AUBUSSON. Qui sont-ils ?


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Lundi 5 octobre 2009 1 05 /10 /2009 08:29

Jean-Pierre Chevènement, sénateur du Territoire de Belfort, ancien ministre et président du Mouvement républicain et citoyen fait partie des « faux listés » dans l’affaire Clearstream. Il s’est constitué partie civile. Interview.

L'Alsace : Qu’attendez-vous du procès Clearstream ?
Jean-Pierre Chevènement :
La vérité d’abord, la sanction ensuite et puis la réparation du préjudice grave que j’ai subi, parmi beaucoup d’autres, en voyant mon nom jeté en pâture à l’opinion publique. Je tiens à ma réputation d’intégrité, c’est le seul capital dont dispose un homme politique. Rien n’avait pu l’entamer, en ce qui me concerne, jusqu’à cette affaire Clearstream où l’introduction de mon nom dans des listings falsifiés a pu laisser croire pendant plus d’un an que je pouvais être impliqué dans des affaires douteuses. Je n’ai pas de compte en Suisse comme il a été allégué, ni d’ailleurs dans aucun pays étranger.

Pourquoi, selon vous, votre nom a-t-il été ajouté ?
Il faut rappeler qu’au départ cette affaire est une affaire industrielle. Ce qui était en jeu, c’était la succession de Jean-Luc Lagardère à la tête d’EADS. Il y avait deux candidats : Noël Forgeard dont Jean-Louis Gergorin était l’un des vice-présidents et Philippe Camus. L’opération visait à discréditer le couple Camus-Delmas. Une affaire sordide. On a ajouté, pour épicer le plat, le nom de quatre hommes politiques, deux de droite, Monsieur Sarkozy qui avait été ministre du Budget et Monsieur Madelin qui avait été ministre de l’Economie et des Finances et deux de gauche, il est vrai d’inspiration différente, Monsieur Strauss-Kahn, ancien ministre de l’Economie et des Finances et moi-même, qui avais été ministre de la Défense.


Pourquoi ces noms-là ?
La vie politique est d’une grande violence. Les hommes politiques sont exposés en permanence à la calomnie par tous ceux qui on intérêt à les salir pour les déstabiliser. D’autant plus s’ils sont considérés comme dangereux ou s’ils symbolisent une ligne politique claire. Vous connaissez l’adage : calomniez, calomniez, il en reste toujours quelque chose.

Vous dites : « on a ajouté ». Qui est ce « on » selon vous ?
Je pense que Monsieur Gergorin est le manipulateur en chef. C’est lui qui était directeur des services de sécurité d’EADS et ce n’est un secret pour personne que de très mauvaises mœurs s’étaient développées dans l’industrie de l’armement depuis plus d’une dizaine d’année.

Plusieurs parties civiles ont dénoncé une instruction uniquement centrée sur la plainte de Nicolas Sarkozy. Et vous ?
Je le redis : au départ cette affaire est un règlement de compte industriel. En centrant cette affaire sur la rivalité de Dominique de Villepin et de Nicolas Sarkozy, on la dénature inévitablement.


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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /2009 13:27

 Samedi 3 octobre :
Votation citoyenne sur la Poste

www.appelpourlaposte.fr  

Numéro pour toute info : 01 44 62 12 48

Devant les bureaux de poste, les mairies, partout en France, la population a son mot à dire sur la privatisation de la Poste

Votez !

L’AGMVS et Résistance sociale vous appellent à participer massivement à cette consultation

www.resistancesociale.fr 


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Mercredi 30 septembre 2009 3 30 /09 /2009 18:03

En proposant désormais les locales en couleur, la Voix du Nord veut-elle tout bonnement en donner à l’info ? Si tel est l’objectif de notre quotidien, alors gageons que c’est un pari plus qu’audacieux !!!

Mais plus sérieusement, l’édition d’aujourd’hui dans sa nouvelle formule m’a agréablement surpris. Et je saluerai volontiers cette sympathique initiative d’autant plus que le prix du journal est resté inchangé ! Pourvu qu’ça dure !!!

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2009/09/30/article_la-voix-du-nord-tout-en-couleur-la-tout.shtml

 

 


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Mardi 29 septembre 2009 2 29 /09 /2009 14:06

C’est fait depuis hier : un établissement scolaire élémentaire relevant du secteur privé-confessionnel (donc abondé pécuniairement par la commune où il se situe, par les parents, le diocèse et autres bienfaiteurs ...) est assuré de bénéficier demain de financements communaux des élèves qu’il accueille même si ceux-ci viennent des communes extérieures. Plus exactement et plus clairement, le texte adopté hier après-midi à l’Assemblée va obliger les communes à financer la scolarité des élèves inscrits dans les écoles privées situées hors de leur territoire.

En réalité, une loi d’août 2004, inspirée par un Monsieur RAFFARIN fort peu enclin à promouvoir l’enseignement gratuit, laïc et obligatoire, prévoyait déjà cette disposition mais ne lui attribuait aucun caractère d'obligation. L’auteur de cet amendement, Michel CHARASSE (PS), avait-il alors mis (inconsciemment ?) le petit doigt dans l’engrenage …

Cette fois, c’est fait, va falloir passer à la caisse et imaginer le pire pour les territoires ruraux ! Quand à la mixité sociale absolument nécessaire dans les quartiers défavorisés et les banlieues, là l’Etat... ben il s’asseoit carrément dessus !

Et encore une fois, dans cette affaire, la Droite, pour servir la soupe à ses amis, a passé la Loi presque en catimini.

A l’exception du député UMP Pierre CARDO qui s’est rangé aux côté de la Gauche pour combattre un texte aux conséquences inquiétantes, la majorité essaie encore de mettre à genoux l’Ecole de la République et porter des coups au service public. Je regrette d’ailleurs que notre parlementaire locale n’ait pas eu la même audace et le même courage que son collègue des Yvelines…


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 20:31

 la prime à l'exode scolaire, par Caroline Fourest

Résister à la communautarisation suppose de résister à l'exode scolaire qui saigne l'école publique au profit d'écoles privées confessionnelles. L'Assemblée nationale s'apprête à faire tout le contraire. Lundi 28 septembre, en toute discrétion, elle s'apprête à voter la loi Carle... qui force les collectivités locales à devenir les principaux mécènes de cette hémorragie.

Sous prétexte de clarifier un flou juridique, cette loi oblige les mairies à financer les écoles privées d'autres communes si leurs résidents ont choisi d'y scolariser leurs enfants. Quatre critères sont prévus pour rendre cette dépense obligatoire : si des parents parviennent à montrer que "la capacité d'accueil" de leur commune de résidence est insuffisante, en cas "d'obligation professionnelle", pour "des raisons médicales", ou si un frère ou une soeur est déjà scolarisé dans cette autre commune. Autant dire que les écoles privées ne devraient avoir aucun mal à faire passer les mairies environnantes à la caisse. D'autant que contrairement à une scolarisation dans le public, le maire n'est pas autorisé à mettre son droit de veto, au nom de la sacro-sainte "liberté d'enseignement".

Certaines écoles de l'Opus Dei sont déjà sous contrat. Si l'oeuvre de Dieu se met à ouvrir des écoles élémentaires, les fidèles utiliseront la loi Carle pour obliger les collectivités locales à financer l'envoi de leurs enfants dans ces écoles élémentaires-là. Ne parlons pas des loubavitch, dont certaines crèches sont déjà financées par la Mairie de Paris... Parce qu'il manque des places dans les crèches publiques.

Eddy Khaldi, coauteur d'un livre édifiant intitulé Main basse sur l'école publique (Démopolis), dénonce une forme de "chèque éducation", propre à faire primer les "choix particularistes sur l'intérêt général", comme aux Etats-Unis.

L'exode du public vers le privé était jusqu'ici contenu par la sectorisation et la carte scolaire. Depuis son assouplissement, toutes les vannes sont ouvertes. Pierre Cardo, député UMP et ancien maire de banlieue, n'a pas caché son inquiétude lors de la discussion générale sur la loi Carle : "J'ai passé vingt-six ans à lutter contre l'évasion scolaire. Dans ma circonscription, les deux collèges dont la capacité d'accueil est de 1 000 élèves n'en reçoivent plus que 400." Les raisons de l'hémorragie sont connues. L'école publique se démocratise mais ne peut sélectionner.

Si l'Etat n'augmente pas son taux d'encadrement, l'indiscipline explose. Au premier fait divers, tous les parents cherchent à fuir vers l'école privée la plus proche, plus sélective. Et les élèves en difficulté se retrouvent sur le carreau, coincés entre eux, dans des lycées désertés... Effet de ghettoïsation et crise du "vivre-ensemble" garantis.

L'exode pourrait être contenu. L'école privée serait moins attractive si ses tarifs étaient plus élevés. Autrement dit si l'Etat et les régions ne lui permettaient pas de pratiquer des tarifs alléchants en la finançant. Depuis la loi Debré, la République joue contre son camp. La loi Carle va plus loin. Elle essaie de nous faire croire que financer "à parité" la scolarisation dans le public ou le privé est un devoir, alors que cette parité n'a aucun fondement juridique. Et pourtant, la remettre en cause serait un crime contre la "liberté scolaire" ! A bien y réfléchir, cela c'est un peu invoquer la "liberté de circuler" pour obliger l'Etat à rembourser les notes de taxi de ceux qui n'aiment pas le bus...

Nous sommes en période de pollution : l'Etat a intérêt à encourager ses citoyens à prendre les transports en commun. Mais comment les entretenir s'il devait rembourser une partie des courses en taxi de ceux qui trouvent les bus trop chargés ou dégradés ?

La loi Carle s'inscrit dans un mouvement de fond, qui n'en finit plus de transférer les missions du public vers le privé. Sauf que nous ne parlons plus seulement de La Poste ou de l'hôpital, mais de la citoyenneté.

Caroline Fourest


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Dimanche 27 septembre 2009 7 27 /09 /2009 09:34

Un peu d'humour en ce dimanche !

link 



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Vendredi 25 septembre 2009 5 25 /09 /2009 16:57

Entretien paru dans Marianne le 26 septembre 2009, propos recueillis par Renaud Dély et Nicolas Domenach.
Un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Au lieu de courir après des alliances improbables, la gauche doit travailler sur ses fondamentaux.

 

 Marianne : Vous avez rencontré en tête à tête François Bayrou, que la direction du PS persiste à tenir à distance…
Jean-Pierre Chevènement :
François Bayrou a déclaré vouloir tendre la main à la gauche et il a demandé à me voir. Il n’y a pas de raison de refuser de débattre sur le fond avec le président d’une formation qui est alliée au PS dans nombre de régions et de municipalités ! Un refus de dialogue dans ces conditions démontrerait un sectarisme qui est la plaie de notre vie politique.

Vous ne lui demandez donc pas, comme Martine Aubry, de donner de nouvelles preuves d’évolution à gauche ?
Son évolution, qui l’éloigne de la droite, obéit à une logique politique. François Bayrou mène un combat courageux. Il est ostracisé par la droite. Il demande à débattre du fond. Ayons confiance en la force de nos idées : allons-y !

Vous participeriez donc au « Parlement de l’alternance » proposé par Bayrou ?
Il y a deux ans, le MRC avait proposé des assises de la gauche pour la refondation républicaine d’un parti de toute la gauche. Il faut débattre du fond, et cela sans sectarisme : pourquoi donc ne pas réunir, à cet effet, un « parlement de l’alternance », y compris avec François Bayrou? L’important, c’est de sortir la gauche du bourbier dans lequel elle s’est enfoncée, faute d’avoir su tirer les leçons de ses échecs depuis 1993. Et pour ce faire, il est plus efficace de travailler sur le fond que d’attendre une quelconque repentance de ceux qui ont cédé aux sirènes du néolibéralisme.

 

C’est-à-dire ?
Il faut commencer par analyser la crise actuelle de la mondialisation financière. Comprendre à la fois la déflation salariale exercée par les pays à très bas coût salarial et saisir cette dimension politique si rarement évoquée. Le système de la globalisation financière fonctionne sur la base de la domination politique des Etats-Unis et d’une monnaie mondiale qui est le dollar. Le rapport de forces mondial a changé et va encore changer avec la montée de la Chine. Nous sommes pris en étau. La « moralisation du système » ne suffit pas. Le problème est politique : il faut remettre en cause un libre échangisme destructeur et la suprématie du dollar dans le système monétaire international.

Le volontarisme de Nicolas Sarkozy, y compris sur le terrain industriel, ne vous satisfait pas ?
Je ne fais pas de l’antisarkozysme systématique mais je constate que malgré quelques initiatives utiles, concernant Alstom par exemple, il n’y a pas de véritable politique industrielle pour lutter contre la délocalisation de nos industries. Il n’y a d’ailleurs plus de ministère de l’industrie ! Idem avec la régulation financière. Le système bancaire n’a pas été assaini. Après les avoir renfloués, on reprend les mêmes et on recommence.

Vous auriez souhaité qu’on nationalise les banques ?
Et pourquoi pas, au cas par cas ? On aurait ainsi favorisé l’accès au crédit, notamment des PME, qui est toujours en souffrance. Il ne faut pas en rester au verbe comme le fait Nicolas Sarkozy quand il reçoit les banquiers. Les nationalisations et la planification ne sont pas des « gros mots ». J’observe d’ailleurs que Paul Krugman, lui-même, recommande le retour à la planification, dans le domaine énergétique par exemple.

Sur ces questions énergétiques vous êtes toujours en désaccord avec les Verts ?
J’ai un désaccord philosophique fondamental avec les Verts. Ils pensent, comme Malthus, que le monde est trop petit pour l’homme. Or, les prophéties de Malthus au début du XIX è siècle se sont révélées fausses. Je crois en la raison de l’Homme, en ses capacités d’invention et de créativité. Je n’ai pas d’hostilité de principe vis-à-vis des écologistes. Ils ont quelquefois de bonnes idées. Comme ministre de la Recherche et de l’Industrie, j’ai créé l’Agence Nationale pour la Maîtrise de l’Energie (l’ANME) en 1982, l’ancêtre de l’Ademe actuelle car il y a beaucoup à faire pour promouvoir les économies d’énergie.
Je me situe dans l’héritage rationaliste des Lumières, je combats l’obscurantisme et la technophobie.

Vous leur reprochez de négliger la question sociale ?
La préoccupation de l’emploi et du développement économique leur échappe. Par ailleurs on n’a pas le droit d’interdire le développement aux pays du Sud. C’est pourquoi il faut changer notre modèle de développement. La taxe carbone, sur le principe, je suis pour. Mais cet impôt écologique ne doit pas devenir une taxe antisociale. Il faut donc intégrer cette taxe dans une réforme fiscale plus vaste et plus juste.

Aujourd’hui, vous avez l’impression de subir la domination de l’idéologie écologiste ?
Elle est dans l’air du temps, c’est vrai. Mais depuis 25 ans, j’ai plutôt eu l’impression de subir -et avec quelle force- la pression de l’idéologie libérale. La mode écolo actuelle, favorisée par Monsieur Sarkozy, ne permettra pas de s’en défaire, bien au contraire. Les commentateurs ont surestimé le résultat des Verts aux élections européennes où ils n’ont, somme toute, recueilli que 6.3% des électeurs inscrits… Le gouvernement par perversité et le PS par bêtise ont créé une vaste bulle médiatique autour de Daniel Cohn-Bendit, une bulle telle qu’aucun autre responsable politique n’en a jamais bénéficié ! C’est une vache sacrée. Je m’agenouille… Mais malgré les efforts de M. Sarkozy pour souffler dans les bronches des écologistes, il est probable, selon moi, que cette bulle se dégonflera aux prochaines élections régionales.

A gauche, certains pensent que vos idées ont fait leur temps et n’incarnent pas le neuf. Quel rôle pensez-vous encore pouvoir jouer pour aider à reconstruire l’opposition ?
S’agissant de Madame Duflot, je dois être un peu moins jeune qu’elle, ça c’est vrai. Mais de là dire qu’elle incarnerait le neuf et moi le vieux… Je laisse ça aux « communiquants ». Comme d’autres avant moi : Clémenceau, Mendes France, je considère la République comme « une idée toujours neuve ». Je définis mes positions à l’aune de l’intérêt public. Ils ne sont pas nombreux à le faire dans ce qu’on appelle-expression que j’abhorre - la « classe politique » ! Si porter haut l’exigence républicaine dans tous les domaines est ringard, je revendique la palme de la ringardise !


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Téléphone : 06.86.52.15.80 

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